Notre plongée au coeur de la DZ Mafia
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Marseille sous l’emprise de la DZ Mafia
Marseille est devenue l’épicentre du trafic de drogue en France. Il y a trois jours, la police a interpellé 26 membres présumés de la DZ Mafia. Cette organisation criminelle possède une centaine de points de deal dans la ville. Certains points peuvent rapporter jusqu’à 80 000 euros par jour.
Depuis plus d’un an, la DZ Mafia s’est installée progressivement dans plusieurs quartiers. Elle a éliminé presque tous ses rivaux dans une guerre qui a fait 49 morts l’an dernier. Elle a accumulé tellement d’argent qu’elle peut embaucher des tueurs à gages, acheter des armes et développer ses activités.
Aujourd’hui, la DZ Mafia ne se contente plus du trafic de stupéfiants. Elle mène aussi des opérations d’extorsion. Plusieurs petits commerces ont été victimes de tentatives d’extorsion de fonds. Des hommes cagoulés ont tiré à l’arme lourde dans une épicerie avant de mettre le feu à l’établissement. D’autres commerces ont été criblés de balles ou rackettés.
Les habitants et les commerçants sont inquiets. Ils ont peur de se prendre une balle perdue quand ils sont avec leurs enfants. Dans certains quartiers, des barrières et des checkpoints bloquent les entrées des cités. Les guetteurs annoncent l’arrivée de la police avec des talkies-walkies.
Pour freiner l’expansion du réseau, les opérations Place nette ont été renforcées. Les policiers et les compagnies de CRS occupent les principaux points de deal. Leur objectif est de mettre à l’arrêt le trafic et de frapper à tous les niveaux du réseau.
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La DZ Mafia, une organisation criminelle qui multiplie ses sources de revenu
Marseille est aujourd’hui considérée comme l’épicentre du trafic de drogue en France. La police a récemment interpellé 26 membres présumés de la DZ Mafia, un cartel qui possède le quasi-monopole d’une centaine de points de deal dans la ville. Chaque point peut rapporter jusqu’à 80 000 euros par jour, ce qui permet à l’organisation de réinvestir son argent dans des produits de meilleure qualité, mais aussi dans l’armement.
La DZ Mafia est parvenue à éliminer presque tous ses rivaux au cours d’une guerre qui a fait 49 morts l’an dernier. Depuis plus d’un an, elle s’est installée progressivement dans plusieurs quartiers marseillais. Pour récupérer de nouveaux points de deal, ses membres utilisent une méthode devenue leur marque de fabrique. Des hommes entrent dans une cité, tirent en l’air et annoncent que le quartier sera bientôt sous leur contrôle.
Grâce à l’argent accumulé, le réseau peut embaucher des tueurs à gages et diversifier ses activités. Une source policière explique que la DZ Mafia agit exactement comme une entreprise qui cherche à se développer en multipliant ses sources de revenu. Elle mène désormais des opérations d’extorsion contre des commerçants, des établissements du centre-ville et même des célébrités.
Plusieurs petits commerces ont ainsi été attaqués. Des hommes cagoulés ont tiré à l’arme lourde dans une épicerie avant d’incendier l’établissement. Un autre magasin a été criblé de balles, tandis qu’une épicerie de deux employés a été rackettée de 7 000 euros. À chaque fois, les attaques sont menées au nom de la DZ Mafia.
Le rappeur SCH aurait également été approché. Alors qu’il donnait un concert à La Grande-Motte, le réseau aurait essayé de lui soutirer plusieurs centaines de milliers d’euros. Son équipe a essuyé des tirs à la sortie de la salle. Un proche du rappeur a été tué et une autre personne a été blessée.
L’influence du réseau ne se limite plus à Marseille. Ses diverses ramifications s’étendent sur le territoire national, notamment dans le Var, et même au-delà des frontières françaises. À Bruxelles, les autorités constatent des connexions avec les réseaux belges pour l’accès à la cocaïne, les armes et les transferts d’argent.
Pour freiner cette expansion, les opérations Place nette ont été renforcées. Les forces de l’ordre cherchent à agir à la fois sur le trafic quotidien dans les cités, sur les principaux donneurs d’ordre et sur les nouvelles sources de revenu de l’organisation.
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Notre plongée au cœur de la DZ Mafia, un réseau dont l’emprise dépasse désormais Marseille
Devenue l’épicentre du trafic de drogue en France, Marseille se trouve aujourd’hui sous l’emprise d’une organisation criminelle qui possède le quasi-monopole de la centaine de points de deal de la ville. Il y a trois jours, la police a interpellé 26 membres présumés de la DZ Mafia, mais cette opération montre aussi l’étendue d’un réseau tentaculaire dont les ramifications s’étendent désormais bien plus largement sur le territoire national.
Chaque point de deal peut rapporter jusqu’à 80 000 euros par jour. En possédant plus d’une centaine, la DZ Mafia a accumulé tellement d’argent qu’elle peut non seulement acheter des produits de meilleure qualité et de l’armement, mais aussi embaucher des tueurs à gages et multiplier ses sources de revenu. Arme de poing, fusil d’assaut ou fusil à pompe : l’organisation réinvestit dans tout ce qui lui permet de conserver son emprise et de reprendre rapidement ses activités après une opération de police.
Depuis plus d’un an, le clan de narcocriminels s’est installé progressivement dans plusieurs quartiers. Après avoir récupéré un point de deal, il a voulu s’agrandir et attaquer les points situés autour de lui. Cette expansion s’est accompagnée d’une méthode devenue sa marque de fabrique. Le système consiste à entrer dans une cité, à tirer en l’air ou un peu partout, puis à annoncer que le point sera bientôt sous le contrôle du réseau. Entre les voitures brûlées, les tas d’ordures, les barrières et les checkpoints, les trafiquants restent sur leur garde, tandis que les guetteurs annoncent l’arrivée de la police.
La DZ Mafia s’est également diversifiée exactement comme une entreprise qui cherche à se développer. Elle ne se contente plus du trafic de stupéfiants et mène des opérations d’extorsion de fonds contre les commerçants. Des hommes cagoulés ont ainsi tiré à l’arme lourde à l’intérieur d’une épicerie marseillaise afin de soutirer de l’argent à ses responsables, avant de mettre le feu à l’établissement. Un autre magasin alimentaire a été criblé de balles, une petite épicerie a été rackettée de 7 000 euros et une boîte de nuit du centre-ville a été approchée par un commando cagoulé.
Pour les habitants, ces attaques sont de pire en pire. La peur ne concerne plus seulement les personnes impliquées dans le trafic. Des parents disent craindre de se prendre un tir ou une balle perdue lorsqu’ils se trouvent avec leurs enfants. L’emprise du réseau provoque ainsi un traumatisme certain dans les quartiers où des commandos arrivent au milieu de la nuit, tirent par arme à feu et annoncent qu’un point appartient désormais à la DZ Mafia.
L’organisation ne fixe aucune frontière à ses actions. Elle peut aussi s’attaquer à des célébrités, comme le rappeur SCH. Alors qu’il donnait un concert à La Grande-Motte, la DZ Mafia aurait tenté de lui soutirer plusieurs centaines de milliers d’euros. À la sortie de la salle, son équipe a essuyé des tirs. Un proche du rappeur a été tué et une autre personne a été blessée. Cet épisode montre jusqu’où le réseau peut aller lorsqu’il cherche à imposer ses demandes.
Son fonctionnement repose sur une hiérarchie comparable à celle d’une armée. Quelques personnes donnent les ordres et dirigent plusieurs responsables, qui parlent ensuite avec leurs soldats. Le réseau attire des personnes venues de toute la France, des villes situées aux alentours et même des personnes sans papiers. Les petites mains assurent le trafic quotidien, tandis que les principaux donneurs d’ordre organisent l’expansion, les attaques et les nouvelles sources de revenu.
Cette influence dépasse aujourd’hui Marseille. Dans le Var, une cité a été attaquée par un commando venu reprendre un point de deal. Un appartement a été incendié et des coups de feu ont été tirés en l’air. Le procureur de Toulon prend au sérieux cette présence, d’autant que certains commanditaires sont mis en examen pour des faits gravissimes, notamment plusieurs homicides.
Au-delà des frontières françaises, les autorités belges constatent également des connexions avec les réseaux de Bruxelles. La Belgique se trouve au centre de l’Europe et l’accès à la cocaïne y est assez facile. Les membres du réseau peuvent venir s’y fournir, se procurer une arme, envoyer de la cocaïne à Marseille ou transférer de l’argent.
Pour freiner cette expansion, les opérations Place nette ont été renforcées. Depuis plusieurs mois, les compagnies de CRS occupent en permanence les principaux points marseillais. Des équipes cynophiles recherchent des caches de stupéfiants et du matériel utilisé par les trafiquants. L’objectif est de mettre le trafic à l’arrêt en agissant à tous les niveaux : sur les points de deal dans les cités, sur les donneurs d’ordre et sur les tentatives de multiplier les sources de revenu et l’emprise de l’organisation.