La faim dans le monde ne recule pas
La faim dans le monde ne recule pas.
Sur notre planète, la faim touche une personne sur onze. À cause des difficultés économiques, personnelles ou des États, des conflits ou des intempéries extrêmes, 733 millions de personnes souffrent de la faim.
2 milliards 300 millions de personnes sont considérées comme étant en insécurité alimentaire, modérée ou forte. Ces personnes sautent un repas, ou deux, occasionnellement ou régulièrement. Et ça ne s'arrange pas.
Dans leurs rapports 2024, cinq agences des Nations unies affirment que le monde est revenu quinze ans en arrière. Après des années de progrès, les chiffres liés à la sous-alimentation sont redescendus au niveau de ceux de l'année 2009, à cause, notamment, du Covid et de ses conséquences économiques et sociales.
582 millions de personnes seront sous-alimentées de manière chronique en 2030. La moitié de ces personnes vivront en Afrique.
Mais sur ce continent, la situation est d'ores et déjà préoccupante. Une personne sur cinq souffre de la faim. 80 % des pays de la région évoluent dans des contextes économiques, politiques, sécuritaires et environnementaux fragiles. Ce qui ne facilite pas les investissements, notamment dans le secteur agricole.
La part mondiale de l'Afrique dans l'utilisation de l'engrais est minimaliste. Et puis il y a les prix des produits essentiels. En 2023, l'inflation dans certains pays africains s'est envolée. À l'échelle du continent, cette augmentation aggrave encore la situation des plus vulnérables.
L'objectif de l'ONU, zéro faim dans le monde pour 2030, semble à ce jour pure utopie, à moins d'un miracle.
