Pourquoi surveillons-nous les zoonoses ?
Les zoonoses et la surveillance des épidémies
Le monde est aujourd’hui sous surveillance. Des maladies comme le sida, Ebola, le Covid, la grippe porcine, la grippe aviaire ou encore la variole du singe sont surveillées de près. Beaucoup de ces maladies sont transmises de l’animal à l’homme : on les appelle les zoonoses. Elles peuvent être virales ou bactériennes. Comme rien n’est visible à l’œil nu, il est forcément compliqué de les prévenir ou de les suivre.
En général, la première alerte vient de la consultation dans un cabinet médical. En France, par exemple, lorsqu’un médecin détecte une nouvelle variante d’un virus de la grippe, il alerte l’Institut Pasteur. Celui-ci vérifie alors si le vaccin existant est toujours actif. Dans le cas contraire, l’Institut alerte à son tour le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies, mais aussi le siège de l’Organisation mondiale de la Santé.
Le Réseau d’alerte et d’action en cas d’épidémie est alors mis à contribution. Il peut lancer l’aide à la production de vaccins ainsi qu’une campagne de vaccinations afin de limiter la propagation de la maladie.
Mais avant d’en arriver là, beaucoup de chercheurs estiment qu’il faudrait commencer par la préservation de la nature. À force de détruire l’habitat des animaux sauvages, l’homme abat progressivement les barrières naturelles qui séparent la faune sauvage des élevages et de lui-même. Les contacts entre les animaux sauvages, les animaux d’élevage et les humains deviennent donc plus fréquents, ce qui peut favoriser l’apparition de nouvelles zoonoses.
Et il y a urgence : des experts estiment qu’il existe aujourd’hui environ un million et demi de virus chez les animaux qui n’ont pas encore été découverts. Selon eux, la moitié de ces virus pourrait infecter les humains. La surveillance des maladies doit donc aller de pair avec la prévention, notamment grâce à une meilleure préservation des habitats naturels et de la faune sauvage.
